Fred Banes intervient à l’Arfis au tout début des années 90 en tant que professeur de technique du montage et sur des modules courts sur la post-production.
Son expérience professionnelle dans ces domaines est très variée : journaux télévisés, magazines télés, publicité, reportage, documentaire où il s’occupe de l’habillage et de la conformation pour la diffusion.
C’est un parcours parallèle à celui de l’école et des liens qu’elle a tissé depuis vingt ans avec de nombreuses initiatives et structures lyonnaises comme les premiers pas de TLM (il s’occupera de Java, un magazine mensuel de 54 minutes sur les arts visuels et l’art contemporain vidéo).
En plus de transmettre ses acquis, l’enseignement représente pour Fred Banes un bon moyen de faire le point sur ses connaissances techniques et de devoir chercher toujours un complément à celles-ci.
Ainsi, son parcours suit logiquement les évolutions technologiques qui se sont déroulées les vingt dernières années entre l’émergence de la vidéo dans les années 80, du numérique dans les années 90 et, plus récemment, de la Haute Définition.
Fred Banes apporte un enseignement « tout terrain ». Celui-ci passe par l’apprentissage des bases théoriques fournissant un vocabulaire précis avec lequel l’élève se doit de savoir s’exprimer dans le milieu professionnel.
Cet enseignement « tout terrain », c’est-à-dire s’adaptant aux anciennes et nouvelles technologies, a pour objectif de familiariser l’élève avec son instrument de travail au point qu’il arrive à passer son temps à modeler plutôt qu’à réfléchir au « comment faire ».
Il conçoit un logiciel de montage comme une caisse à outils permettant au bout du compte de raconter des histoires, de fabriquer un objet audiovisuel qui sera perfectible à mesure que chaque fonction des outils mis à disposition sera maîtrisée.
Au final, la technique devient un terrain d’expérimentation, une base pratique qui permet, à terme, de faire du créatif.